Cas cliniques

L'admission d'un traumatisé crânien

Le traumatisé crânien est un traumatisé comme un autre. Le contrôle strict des fonctions de circulation et de ventilation est impératif. Les radio de débrouillage thorax et bassin permettent de mieux juger des risques d'hypoxie et d'hypotension, décrits comme les facteurs importants de mortalité.

L'échographie abdominale minimale ou "fast écho" permet de reconnaitre immédiatement les patients avec hémorragie intrabdominale grave. Le Doppler trancrânien permet de juger de l'aspect normal ou pathologique du flux sanguin cérébral. Il est intéressant de l'associer à la phase d'accueil car, pathologique, il autorise une réponse thérapeutique rapide.

L'hypotension (PAS < 90mmHg) est le principal facteur pronostic de morbi-mortalité des patients traumatisés crâniens. La pression artérielle sanglante posée rapidement permet de suivre rapidement et en continu un patient jugé en danger. La voie fémorale est toujours préférée pour ne pas perdre du temps. La pose du cathéter n'interdit pas de continuer la phase diagnostique (Echo et Doppler).


Commentaire

Faire directement une tomodensitométrie représente un danger pour un traumatisé crânien. La phase d'accueil doit être organisée pour être efficace et rapide (30-40 min). Lutter et prévenir les risques d'hypotension et d'hypoxie sont les principaux objectifs. Trier les patients qui ont besoin d'un traitement favorisant l'oxygénation et le débit sanguin cérébral est la 1ere priorité. La 2ième est de tout mettre en œuvre pour lutter rapidement contre une éventuelle dégradation. La tomodensitométrie, indispensable après cette phase de sécurité, ne trie que les 10 à 15% de patients qui ont besoin d'une intervention chirurgicale d'urgence.